« Je savais qu’il écrivait bien, mais à ce point… » : telle a été la réaction de l’un de mes voisins à la sortie de Bourougnan « speaks » Molière ce mercredi à la Comédie du Mas.
Le sujet ? Afin de célébrer en 2022 les 400 ans de la naissance de Molière, le gouvernement français décide d’imposer à la population l’injection par une, deux ou trois doses (voire plus) d’un mystérieux produit issu d’obscurs laboratoires, le « Speaking Molière ». A Bourougnan, la résistance à cette obligation s’organise… Ce produit va permettre à tous les Français de s’exprimer en vers tout au long de l’année, sous peine d’amende. Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé n’est bien entendu aucunement fortuite et n’est pas le fruit d’une pure coïncidence !

Pendant deux heures, au travers de ses multiples personnages tous aussi truculents dont les habituels Lucette et Raymond, avec humour souvent, drôlerie parfois (je vous recommande la construction du mur) mais violence aussi (mention particulière à cette incroyable diatribe finale dans laquelle tout est dit) il façonne une critique politique d’une force rare.
Effectivement, c’est sacrément bien écrit, sacrément bien troussé, sacrément bien envoyé par un Daniel VILLANOVA auteur d’un texte au scalpel et au vitriol.
J’ai lu ça et là qu’il « s’amusait ici de notre monde actuel » mais je n’ai pas la même analyse : notre monde actuel, c’est au lance-flammes qu’il le passe ! « Je plaide pour un rire qui prenne le parti des petites gens face à l’oppression et à la violence d’un système social chaque jour plus totalitaire, antihumain, mortifère », explique-t-il également.
On y est exactement et ça fait un bien fou !

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