Quelques heures après son concert à l’Orangerie dans le cadre du festival Un piano sous les Arbres (lire par ici…), Ilaria CAVALLERI a très gentiment accepté de me faire part de son ressenti.
• Ilaria, quel est ton sentiment après avoir joué ici à Lunel-Viel dans le cadre de ce festival ?
Ce fut un plaisir de jouer pour ce festival. L’orangerie est une salle vraiment accueillante et le public très chaleureux. Je remercie toute l’organisation Un piano sur les arbres et The Keyboard Charitable Trust
• Comment as-tu choisi le programme que tu as joué ?
C’est la première fois que je joue en concert la sonate de BEETHOVEN op. 109 et les 4 scherzos de CHOPIN. C’est un programme que j’aime beaucoup, qui peut révéler des parties expressives et techniques. Peut-être qu’en tant qu’Italienne c’était un peu risqué de jouer CHOPIN en France, mais il me semble que le public a beaucoup apprécié !

• Comment définirais-tu ta manière de jouer du piano ?
C’est une question difficile, nous sommes toujours meilleurs pour définir les autres que pour parler de nous-mêmes… J’ai commencé à jouer quand j’avais 7 ans donc la musique fait complètement partie de moi et avec le piano j’exprime simplement mon être. J’aime tester ma virtuosité mais ce que j’aime aussi c’est me laisser emporter par des mélodies chantantes et rêver au-delà des frontières de la musique.
• Tu es très expressive. A quoi penses-tu pendant que tu joues ?
Hahaha c’est aussi une bonne question ! Cela dépend de la situation. J’essaie souvent de créer une histoire à l’intérieur de chaque pièce ; d’autres fois je suis mon instinct. Hier à L’Orangerie il y a eu des moments où j’ai simplement regardé au-delà du piano et admiré le magnifique parc à travers les vitraux ! Je pense que le plus important, au-delà de ce que à quoi je pense, ce sont les émotions qui atteignent le cœur du public.
Grand merci à Ilaria pour son concert et sa disponibilité. Une artiste à suivre !


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