Qui m’aime me suive !
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Clara Morgane oui, mais Carla aussi

Ce samedi, c’était cabaret, en l’occurrence le cabaret de Clara Morgane dans son spectacle intitulé « Au 7ème ». Le programme ? Un voyage un peu olé-olé retraçant l’histoire du genre féminin au travers de 7 tableaux et de 7 danseuses-artistes, l’ensemble étant rythmé par des chansons interprétées par Clara Morgane herself, allant des reprises de La Parisienne de Marie-Paule Belle, Déshabillez-moi de Juliette Gréco ou I’m so Excited des Pointer Sisters jusqu’à une chanson plus personnelle dédiée à son mari. Il faut dire que comme le reconnaît elle-même l’auteur : « j’aime parler de féminité à ma façon »
Autour d’elle donc, 7 artistes femmes à la fois effeuilleuses, danseuses mais aussi circassiennes pour certaines avec notamment des numéros de grand cerceau, de cerceau aérien ou de mât chinois. Autour d’elle également, un comédien-chanteur tout à fait excellent dont je regrette fort de ne pas trouver le nom.
Dans la salle, quasiment autant d’hommes que de femmes – ce à quoi je ne m’attendais pas vu le CV de la star de la soirée – des cinquantenaires, des beaucoup plus âgés, quelques jeunes mais pas trop.

« Et pour quel résultat ? » me direz-vous ? Un résultat honnête, une soirée de bonne facture, agréable mais dont on regrette qu’elle ne décolle vraiment jamais. Attention, on ne s’ennuie jamais non plus : on sourit, on rit, on chante un peu et Clara Morgane tient parfaitement son rôle de maîtresse de cérémonie. Mais quand on regarde un peu autour, on n’est pas certain que toutes les promesses soient toutes tenues.

Pour couronner le tout : la salle ! Mais wtf cette salle ! Comment faire plus inadapté comme salle pour un tel spectacle ? Mais quelle mouche a donc piqué les producteurs de ce spectacle pour le programmer dans la gigantesque salle Berlioz du Corum (2.000 places) ? Et d’un le pari de la remplir était fou et en l’occurrence seul le parterre était plein et de deux – surtout – ce n’est pas du tout un spectacle pour une salle de cette taille ! Un spectacle de cabaret, ça se regarde dans un endroit feutré, dans une petite salle avec une petite scène. Un peu comme aux débuts de La Revue de Clara au Cabaret César Palace… 180 places.

Notons qu’en ouverture nous avons eu la chance, l’honneur et le privilège d’avoir une artiste que je suis depuis fort longtemps sur les réseaux et qui a une voix et une sensibilité que j’apprécie énormément : Carla de Coignac. Même avec seulement 3 chansons, la native de Cahors qui n’est plus une inconnue après avoir écrit pour Louane et Mika, a su emporter la salle avec elle. Un vrai vrai plaisir renouvelé en cours de spectacle avec le trio de Carla de CoignacClara MorganeMimaa sur un de ses titres, Ces Filles.

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