Ne connaissant pas tout le répertoire de Zaho de Sagazan sur le bout des doigts, c’est avec curiosité que je me rends au Zénith de Montpellier. Première observation : le public. A ma grande surprise, peu de très jeunes, peu d’ados. On commence plutôt dans la bonne trentaine pour aller jusqu’à 60 et plus. Grosso modo autant d’hommes que de femmes.
C’est Pamela qui ouvre le bal en première partie, un trio franco-britannique nantais composé de Simon Quénéa, Pierre Cheguillaume et Sam Sprent. Un set lancé sur You’ll never walk alone (l’écharpe des Reds d’ailleurs accrochée à un pied de micro), un set court mais hyper efficace de musique rock (on sent des influences comme Depeche Mode par exemple) et électro. Une très bonne surprise pour ceux – majoritaires – qui ne connaissaient ni Inüit, ni Von Pariahs.

Puis vient le concert de celle que tout le monde attend. Et là, ça dépote, ça déménage ! Si l’ouverture peut sembler déconcertante, les titres se succèdent ensuite avec beaucoup de rythme et une débauche d’énergie incroyable. On ne s’ennuie jamais et certains titres tiennent plus de la performance scénique que du concert. Je pense là à Dis-moi que tu m’aimes, au tube Symphonie des éclairs bien sûr, encore plus à Tristesse et encore encore plus à l’enchaînement quasi-extatique Ne te regarde pas / Hab sex / Dansez. L’électro est alors poussée à son paroxysme.
L’heure des rappels est celle des reprises, avec l’attendu Modern Love de Davis Bowie et le plus inattendu Ah que la vie est belle de Brigitte Fontaine.
Du haut de ses 24 ans et de sa célébrité éclair, Zaho reste hyper fraîche, comme dans ses échanges avec le public, comme dans sa manière de présenter toute son équipe qu’elle installe avec elle sur le plateau. Est-ce parce qu’elle n’a jamais connu l’amour mais qu’elle écrit sur ce sujet sans jamais s’arrêter ? Est-ce cela son secret ? Qu’importe la raison, on souhaite juste que cette fraîcheur, elle la conserve encore très longtemps !






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