Mais qu’est-il donc arrivé à Francis Ford Coppola pour qu’il nous commette une œuvre comme celle-ci, c’est-à-dire un film prétentieux, boursoufflé et surtout raté dans les grandes largeurs ?
Ce qui se veut une fresque sur la décadence de l’Amérique un peu à l’image de la décadence de l’empire romain n’est finalement qu’une succession de lourdeurs (la ville s’appelle New Rome, les personnages César Catilina, Franklyn et Julia Cicero, Hamilton Crassus III ou encore Clodio Pulcher, c’est bon, vous avez fait le rapprochement ?), de scènes poussives qui s’étirent largement au-delà du nécessaire, d’une photographie horrible, d’effets spéciaux sans doute limités aux fonds verts et d’acteurs laissés sans direction. En cours de tournage, Coppola s’est séparé de son production designer, de son directeur artistique ainsi que l’entièreté de l’équipe d’effets visuels. On comprend mieux !

En fait, c’est dès le début que ce film est incompréhensible. Alors on patiente en se disant que ça va décoller, que le feu d’artifice qu’on est en droit d’attendre du réalisateur du Parrain et d’Appocalypse Now va nous mettre des étoiles plein les yeux. On patiente, on patiente mais on finit par s’énerver car que nenni, rien ne vient !
2h18, c’est environ 2h de trop et me concernant, c’est en 11ème position et après 1 heure d’ennui que j’ai jeté l’éponge. Quelle tristesse, quel gâchis…

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