Les Coquettes, ça fait maintenant 15 ans que je les connais et que je les suis. Depuis le 7 octobre 2008 très exactement. Alors bien sûr j’entends déjà les plus pointilleux d’entre-vous me dire que Les Coquettes en 2008, elles n’existaient pas ! Que Les Coquettes, c’est plutôt à partir de 2014 – pour les plus aguerris d’entre-nous – et les premières parties à Bobino ou à L’Olympia, voire à partir de 2017 grâce à la sortie de leur premier CD, leur premier spectacle d’envergure (Grand Point Virgule, tournée en France) et leur propre Olympia rien que pour elles toutes seules. N’empêche que ce 7 octobre 2008, j’avais déjà repéré la toute jeune Marie FACUNDO à l’occasion de la tournée du Soldat Rose !
Depuis, il y a eu Le Soldat Rose une deuxième fois, Hairspray et Salut les Copains ! deux fois en 2012. Et puis bien sûr ensuite Les Coquettes, une douzaine de fois du côté de Courbevoie, Mérignac, Arcachon, Lyon et alentours, Paris, Châteauneuf and Co… Et puis leurs interventions le mardi matin dans Télématin sur France 2 ou leurs Petites Chansons toujours si bien troussées. Pas si mal… mais pas autant que je le souhaiterais, la faute à des tournées qui privilégient souvent le Nord de la France ou qui ne tiennent pas compte de mes obligations lol… Grrrrr…
N’empêche : Les Coquettes, c’est toujours un plaisir. Le concept est simple : un trio avec la grosse sympa et rigolote (Lola CES, déjà présente dans Le Soldat Rose et Hairspray si je ne m’abuse), la blonde un peu nunuche (Mélodie MOLINARO, ayant succédé à Juliette FAUCON) et la jolie brune un peu bêcheuse (Marie FACUNDO herself). « L’assiette avec ses couverts », comme elles le disaient si bien dans leur spectacle précédent. Si cela peut paraître caricatural, cela ne l’est que dans la construction de ce trio car dans la réalisation, c’est bien plus fin qu’une simple caricature.

Merci Francis ! parle bien sûr des Hommes, des Femmes, de l’âge, du corps dans toutes ses dimensions, de sexe aussi (sur quelle scène trouver une chanson sur la sodomie ou une autre sur le clitoris, dessin à l’appui hein ?) de manière engagée mais toujours avec humour, cet humour bienveillant et intelligent qui vous fait avancer et qui vous rend plus intelligent à la sortie qu’à l’entrée. Avec tout cela mais aussi avec talent parce qu’en plus d’avoir de vraies personnalités, ces dames ont de vraies voix ! On s’en rend compte bien sûr dans les trios qui composent la quasi-totalité du spectacle mais encore plus dans les 3 solos que s’accordent Lola, Mélodie et Marie. Au gré des soirées et des années, ils sont l’occasion de nous émouvoir par des textes bouleversants (Marie et Mélodie) ou de s’offrir une petite performance vocale (Lola). Ce sera d’ailleurs-là ma seule micro-réserve : c’est trop court ! J’en voudrais plus les Filles !
Ce soir au Miroir de Gujan-Mestras, malgré un son assez médiocre (au 2ème rang, j’avais l’impression de n’avoir que le retour-scène et aucun relief dans la salle), nos trois drôles de dames nous ont livré une version très inspirée de leur spectacle. En grande forme, dirait-on ! Marie – ma Coquette « historique », Lola – ma Formule 1 et Mélodie – à qui je dois des excuses pour avoir mis quelques temps à l’apprécier autant que ce soir et me demander comment le groupe a pu fonctionner avant elle : vous m’avez régalé !
Comme souvent le public est majoritairement féminin mais que les hommes soient rassurés et qu’ils n’hésitent pas à prendre leur place pour accompagner quelque amie : sauf à être de vrais machos-goujats – ce que la grande majorité n’est pas, contrairement à ce que l’on essaye de nous faire croire – ils ont tout à fait leur place dans le public des Coquettes !

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