Quand ils étaient ados et malgré des âges très différents, ils étaient les meilleurs amis du monde et passaient tout leur temps dans le vidéo club de leur ami. Chacun avait son univers : qui les comédies romantiques, qui les films d’action, qui les comédies musicales, qui les films « intellos », qui même les pornos (en cachette bien sûr). Chacun avait aussi ses petits secrets, ses petites envies et ses petits coups de cœur mais en silence… Et puis la vie et le temps ont fait leur effet et leurs chemins se sont séparés. A l’occasion du décès de leur ami, une vingtaine d’années après, les voilà à nouveau réunis. Que reste t’il du « Screen Band » qu’ils composaient, sorte de bulle de bonheur protégée par une sorte de pacte implicite ?
C’est tout le sujet de Vidéo Club : la façon dont chacun gère sa nostalgie et l’exprime à sa façon à l’occasion de ces retrouvailles. Stéphane HERVE, encore une fois, régale par son écriture, sa mise en scène et son jeu. On retrouve autour de lui Alexandra MORI et la troupe habituelle de productions Face B Prod : Clara DUCHARNE touchante, Corinne MAILLE subtile sous ses airs de grande costaude et Kevin BOURGES toujours parfait. La musique – toujours un élément important chez Stéphane HERVE – est ici de Springsteen, elle sublime le tout.

Ils passaient leur temps dans le vidéo club mais ils auraient tout aussi bien pu le passer à l’IUT de Montpellier, dans un club de sport ou dans beaucoup d’autres endroits encore. On est exactement dans la même veine que Place des Grands Hommes de Patrick BRUEL, gage de qualité s’il en fallait.
Chacun pourra se retrouver dans cette pièce. Ceux qui comme moi sont sensibles à ce petit sentiment de nostalgie, ceux qui aiment se réfugier dans le bonheur qu’il procure (c’était mieux avant ? Oui. Ou non. Ou peut-être un peu quand même même s’il faut avancer et « qu’on ne rembobine jamais« ) ne pourront qu’être touchés par cette pièce. Emus, même. Et je suis prêt à parier que comme certains se soir ils auront parfois les yeux humides.

Laisser un commentaire