Certains sont venus la voir parce qu’ils la suivent depuis sa participation à The Voice en 2016, d’autres parce qu’ils l’ont vue aux Enfoirés cet hiver à Bordeaux puisqu’elle y sert de voix-témoin et de répétitrice depuis plusieurs années et qu’elle a assuré en plus avec un succès certain les interludes, d’autres encore pour les premières parties qui lui ont été offertes (Patrick FIORI, M. POKORA, Jennifer), d’autres enfin pour son activité sur les réseaux sociaux. Me concernant, je serais plutôt à ranger dans cette dernière catégorie car comme je lui ai avoué, tout le reste m’avait échappé.
Direction donc le Kawa, salle fort sympathique mais plutôt axée théâtre que concert. Parti donc pour une découverte, ce n’est pas une découverte que j’ai fait mais une très belle découverte. Il faut dire que cette havraise de 27 ans a un sacré brin de voix, une voix légèrement éraillée parfois, tirant sur le folk. Seule sur scène, elle ne s’accompagne que d’une guitare (acoustique ou électrique) – dont elle joue d’ailleurs sacrément bien – ou d’un clavier, l’un ou l’autre étant parfois complétés par des sons enregistrés.

Le plus étonnant de set list est la chanson choisie en ouverture : The sound of silence de Simon & Garfunkel. Pour le reste, on assiste à un enchaînement de compositions personnelles très intéressantes et de reprises toutes réussies (Lady Gaga, France Gall et surtout un incroyable Pour que tu m’aimes encore de Céline Dion avec une adaptation guitare de folie).
Tout cela Philippine LAVREY nous l’emballe avec un naturel et un humour rafraichissants (la demoiselle est très bavarde et c’est très bien). Les mêmes que dans sa chanson Profil droit dont le sujet est… son nez, les mêmes lorsqu’une quinte de toux la fait légèrement dévier sur un titre, les mêmes pendant qu’elle signe encore quelques dédicaces une heure après la fin.
« Vous m’avez donné votre soirée, j’espère que je vous l’ai rendue » conclut-elle ce concert. Philippine, la réponse est « oui », un grand « oui ».







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