L’argument de La thérapie de la connerie est assez similaire à celui du Dîner de cons : un individu qui se croit supérieur (l’éditeur parisien pour le Dîner, le psy pour La Thérapie) rêve de rencontrer un con (le constructeur de modèles réduits en allumettes d’un côté, le patient de l’autre) pour rire à ses dépends et surtout se rassurer quant à sa prétendue supériorité jusqu’à ce que finalement la situation se retourne contre lui et lui inflige une leçon de vie et de modestie bien méritée.
Peut-être pourrait-on pousser jusqu’à dire que le personnage du con est un peu plus complexe dans la Thérapie mais dans les deux cas, ça fonctionne parfaitement parce que c’est bien écrit et bien huilé.

C’est bien écrit, c’est bien huilé et bien entendu, c’est bien joué ! Ernaut VIVIEN campe avec autorité ce psy sans doute excellent dans son domaine mais dont on n’est pas certain qu’il soit recommandable. Ce timbre de voix et cette diction, que ce soit dans le registre sérieux ou dans celui du rire, sont toujours aussi impressionnantes. Le con bien entendu, c’est Olivier DEVALS. Et on le sait : quand Olivier DEVALS fait du Olivier DEVALS, ce n’est jamais à l’économie et ça part dans tous les sens.
Sur le plateau, la complicité entre les deux est évidente et déborde parfois sur quelques fous rires plus ou moins maîtrisés mais c’est ça qu’on aime dans ce genre de théâtre et c’est en général la garantie d’une excellente soirée.

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