Dieu qu’il est difficile de jouer les rôles d’homme ou de femme ivre au théâtre ! Chacun l’ayant déjà plus ou moins fait à titre personnel lors d’un moment de grande solitude, on s’imagine que c’est facile mais non, c’est très difficile. Alors quand une pièce débute par un bon quart d’heure – environ – d’une Myriam dans un tel état, soyons franc, le temps est long, très long… trop long. Tel est ainsi le début d’Aquaplaning qui se voit plombé par cette mise en situation bien trop longue rendant l’accès au climax de cette pièce long à atteindre.
La pièce de Catherine PRAUD prend pourtant une toute autre vitesse avec les scènes de Myriam en hôtesse de caisse, de la belle-mère, de la thérapie ou de l’ordinateur en panne, quatre scènes ou personnages totalement réussis qui se succèdent et qui redonnent vie à l’ensemble.

Vous l’aurez compris, c’est plus la composition de l’ouvrage qui interroge que la prestation d’Audrey PERRIN qui donne vie avec talent, avec beaucoup de conviction et de tendresse à cette femme qui se réveille un matin dans sa baignoire et dont on se demande avec elle qu’est-ce qui a bien pu venir perturber ainsi son existence.
Cerise sur la gâteau, Audrey PERRIN est très joliment mise en valeur par Ronan DUCOLOMB qui signe une mise en scène économe et subtile qui permet à la comédienne de changer de personnage ou de situation avec seulement 2 ou 3 accessoires déposés sur un porte-manteaux sur scène.
Les bonnes surprises de la soirée, elles sont là !

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