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Burn baby burn : incandescent

Après avoir été accueilli de façon fort sympathique par Laura GONTHIER et bénéficié d’un non moins sympathique apéritif dinatoire, l’auditoire a pu profiter de la présentation de la 2ème partie de saison du TRAC. Au parloir bien sûr le patron, Pascal MIRALLES. Au programme à partir du mois de mars, toute une série de spectacles assez excitants dont – sauf exception – le point commun semble d’être différents de ceux proposés par les autres scènes montpelliéraines type Odéon Théâtre, Comédie du Mas ou Kawa. Une sorte de contre-programmation intelligente et assumée au milieu de laquelle sont annoncées 2 soirées avec Bruno PUTZULU qui s’annoncent d’ores et déjà exceptionnelles.

Une fois cette mise en bouche consommée, place au spectacle du jour avec Burn baby burn. La pièce de Carine LACROIX nous raconte l’histoire d’Hirip, sorte de squatteuse un peu perchée d’une station-service abandonnée qui voit un jour débarquer Violette avec sa mobylette en panne d’essence, sa vie pas folichonne et toute la violence qu’elle porte en elle. Après s’être observées puis jaugées, les deux (très) jeunes femmes vont nouer une amitié singulière bouleversée jusqu’au drame par l’arrivée d’Issa, livreur de pizza.

Issa, c’est un rôle assez court puisqu’il n’intervient qu’en fin de pièce, comme une sorte de détonateur. Cela n’empêche en rien Azad JOSSE de lui donner vie avec un certain talent et un certain naturel. Hirip, on sent bien qu’elle n’est pas toute seule dans sa tête, qu’elle s’invente un monde sans mesure pour fuir son réel. Et cette déchirure, Nina DUMONT la restitue très bien.
A mon sens, le personnage principal de cette sorte de Thelma et Louise à l’envers (la perspective de road-movie, s’il doit y en avoir un, n’apparaît que sur la fin) reste Violette. Grand bravo à Annabelle CAPOU qui nous restitue de la manière la plus juste et mesurée y compris dans ses excès un personnage écorché vif et sombre jusqu’à la violence.

Une bien belle soirée qui en appelle sans aucun doute d’autres !

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