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Desperate housemen : Le parfait alignement des planètes

Ils se sont mis à 3 pour écrire cette pièce mais franchement, ça en valait la peine : Stéphane MURAT (On ne demande qu’à en rire), Alexis MACQUART (Jamel Comedy Club, Bref !, On ne demande qu’à en rire) et Jérôme DARAN, ni plus ni moins que le coauteur de Florence FORESTI quand elle faisait ses excellents sketches chez Laurent RUQUIER dans On n’est pas couché et On a tout essayé. Excusez du peu !

L’histoire est celle de Jérôme qui vient de se faire plaquer par sa petite amie et de ses deux amis Alexis et Stéphane à qui il fait appel pour essayer de la reconquérir. Tiens, tiens, ces prénoms ne nous rappelleraient-ils pas quelque chose ?
Petite particularité : le fait qu’entre les scènes à 2 ou à 3 chacun des comédiens bénéficie d’une scène pour lui tout seul, de son petit moment à lui, de son moment one-man, face et avec son public.

Vous l’aurez compris : cette pièce est un peu la Formule 1 du rire. Et pour piloter une Formule 1, il faut des pilotes de course. C’est à Ernaut VIVIEN qu’échoit la responsabilité d’ouvrir le bal et de lancer la soirée sur de bons rails, charge dont il s’acquitte avec le talent qu’on lui connaît, avec beaucoup d’humour et tout en finesse. Lui succède Olivier DEVALS, l’impayable, l’incroyable Olivier DEVALS. C’est un feu d’artifice à lui tout seul et il excelle quelle que soit la situation, qu’il ait des pages de texte à dire ou un simple mot, voire un simple regard. On croirait son monologue écrit pour lui ! Le troisième homme, c’est Jean-Michel BOCH. Pas forcément évident de se faire une place au milieu des deux monstres sacrés de la Comédie du Mas avec, il faut le reconnaître, le rôle sans doute le moins abouti des trois. Le projet était risqué mais l’homme s’en sort plutôt bien, très bien même. Bravo.

Vous l’aurez compris, les planètes sont alignées pour passer la meilleure des soirées : tout cela est bien pensé, parfaitement écrit et très bien rythmé. Ça tourne comme une horloge. On a peine à imaginer d’autres acteurs pour incarner nos philosophes de l’amour et de la condition masculine mais on prend un malin plaisir à voir leur complicité et à repérer les petites chausse-trappes ou les petites surprises qu’ils peuvent parfois se réserver sur le plateau.
Quoi de meilleur pour finir l’année écoulée ou débuter la nouvelle ?

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