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Presque marié : le feu d’artifice permanent

Pô pô pô quel travail les gars ! Quel travail : ça n’arrête pas pendant près de 90 minutes, ça n’ar-rê-te pas ! Pour ceux qui me suivent régulièrement, nous avions eu l’occasion de pointer ça et là le manque de rythme au début de telle pièce ou le manque… de tout dans telle autre. Ce soir, c’était tout l’inverse et on a frôlé la master classe des qualités attendues d’une bonne pièce de théâtre : une écriture de qualité, des répliques qui font mouche (et Dieu sait qu’il y en a eu), une histoire, des vrais personnages, du rythme, une mise en scène. La base en somme mais il est tellement rare que toutes les cases soient cochées qu’il faut le relever.

L’homme à qui l’on doit cela, c’est Kevin BOURGES. Déjà auteur du très beau Cupidon est un con programmé il y a deux mois, il est de toute évidence un superbe auteur. Le dîner de cons, Le prénom, Les Bonobos : en termes de qualité d’écriture, on est sur cette ligne.

Sur le plateau, ce sont 4 acteurs qui donnent vie à tous les personnages de la pièce. Céline CARA campe successivement et avec le talent qu’on lui connaît la belle-sœur un tantinet vulgaire, la vieille tante un peu zinzin ou encore la mariée. Soudain une idée que j’avais déjà exprimée me revient : à quand une pièce dont le rôle principal serait le rôle féminin lui permettant de faire montre de son fameux talent ? Allez, chiche ! Passons… A ses côté, Olivier DEVALS, excellent en curé mais cela ne surprendra personne.

Avec eux, un duo qu’il est difficile de dissocier : Ronan DUCOLOMB, dont la puissance comique est sans commune mesure et Kevin BOURGES himself. Facile me direz-vous de bien se servir quand on écrit soi-même la pièce ? Oui… et non. Car un des points forts justement de Presque marié est de reposer sur ce duo de choc complété de deux autres personnages secondaires mais importants et non pas d’être construit sur un solo avec 3 autres simples faire-valoir. Qualité supplémentaire du garçon – nous parlons bien toujours de l’acteur : cette capacité à basculer du rire à l’émotion, de faire basculer en une fraction de seconde et sans rien dire une salle pliée de rire dans un de ces grands silences et de grande écoute comme seuls le théâtre et l’opéra peuvent les produire. C’est fin, c’est juste. « Chapeau bas devant l’ouvrier » comme disait mon Grand-père !

La Comédie du Mas du Pont propose très souvent (presque toujours) une programmation de qualité mais ce Presque marié est tout simplement immanquable !

Une réponse à « Presque marié : le feu d’artifice permanent »

  1. […] Bingo une nouvelle fois pour lui puisque c’est bien du même Kevin BOURGES que celui de Presque marié que l’on parle. La belle série continue pour lui avec cette fin d’année en fanfare et […]

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