Qui m’aime me suive !
Coups de coeur, coups de gueule, critiques et autres avis tranchés sur à peu près tout

Le con parfait

Le risque avec ces pièces marquées à tout jamais par certains acteurs (Villeret/Lhermitte/Huster/Prévost pour Le diner de cons, Bruel/de Tonquédec pour Le prénom) c’est pour le spectateur de chercher à y retrouver la même chose que dans l’original. Et ça, c’est impossible, c’est le meilleur moyen d’être déçu. En revanche, s’il y va pour rire aux éclats et voir une excellente pièce comme c’est le cas pour Le diner de cons de Francis VEBER, on est à peu près certain de passer une excellente soirée.

En ce vendredi soir à la Comédie du Mas du Pont, on a beaucoup rigolé ! Tous les ingrédients avaient été réunis : un petit verre de blanc pour patienter, une salle pleine (ça fait plaisir et ça aide aussi) et assez réactive, des acteurs parfois en roues libres comme on les aime (saura-t’on jamais ce qu’il y avait dans cette omelette ?), une distribution bien choisie, un soir de dernière – c’est toujours une ambiance particulière… Que demander de plus ?

Il ne manquait plus qu’un con top niveau pour assurer la soirée, un con qu’il fallait choisir aux petits oignons tant la soirée repose sur ses épaules. En préambule du lever de rideau, le boss de la Comédie nous l’avait annoncé : on avait le con qu’il fallait, un con de niveau international. Le truc qui met la pression quoi ! Eh bien la pression, Olivier DEVALS – puisque c’est bien de lui qu’il s’agit – la digère visiblement aisément. Dès son entrée en scène après une dizaine de minutes, la pièce bascule et il nous embarque avec lui dans son délire. J’ai déjà parlé dans ces colonnes de ce truc incroyable qu’il possède sans même ouvrir la bouche : il transmet. Certaines actrices impriment la pellicule, certains font rire quoi qu’il arrive et il fait partie de cette catégorie. Quelle chance rare pour un comédien. Ernaut, tu avais raison : on avait un con planétaire !
Autour de lui, les petits rôles féminins échoient tous les deux sur les épaules de la seule Clémence PEYRON (bien meilleure en Marlène qu’en Christine BROCHAND), le duo de personnages secondaires mais importants sur celles de Benjamin COMBETTES et Ronan DUCOLOMB et celui de l’organisateur des diners de cons sur le solide Jean-Michel BOCH.

La condition initiale de venir vierge de toute référence à l’original ayant été respectée, la soirée fût excellente. A renouveler au plus vite !

Une réponse à « Le con parfait »

  1. […] de La thérapie de la connerie est assez similaire à celui du Dîner de cons : un individu qui se croit supérieur (l’éditeur parisien pour le Dîner, le psy pour La […]

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