Et voilà… On y est… Je savais que ce jour allait arriver… Ce jour où je ne pourrais pas être un simple laudateur, ce jour où je devrais me montrer critique – très critique – à propos de ce que j’aurais vu… Même si je l’ai fait pendant plus de 18 ans à propos de basket sur un autre site, je ne suis pas forcément rompu à l’exercice et si dire du bien est toujours simple et agréable, émettre des réserves l’est beaucoup moins, surtout lorsque cela concerne des gens que l’on apprécie énormément.
Soyons pourtant réaliste sur ce sentiment plus que mitigé à la sortie du Kawa ce vendredi soir (après la Comédie du Mas mercredi et l’Odéon hier, j’ai l’impression de faire une mini-tournée des théâtres montpelliérains). Entendons-nous bien : la qualité des acteurs n’est pas en cause. Il faut dire qu’ils portent cette raclette à bout de bras : Marine MONTEIRO en hôtesse de maison, Céline CARA et Kevin BOURGES pour qui on n’hésite jamais à faire près de 2 heures de route quoi et où qu’ils jouent et Philippe HASSLER, sorte de Bruno MOYNOT irrésistible.

Les acteurs donc, pas de souci. Mais la pièce… La pièce… La pièèèèèèèèèèèèèèce les gars ! Rien que le titre qui oscille en fonction des endroits entre « Raclette », « Raclette… » et « Raclette chez Thierry et Nathalie, hiver 86 » aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. De bons moments pendant le repas certes (grâce aux acteurs, rappelons-le) mais avant et après, que de longueurs ! Une mise en route qui n’en finit pas, une fin bâclée, même la mise en scène tellement convenue contribue à gloubiboulgaïfier la proposition. Positionner l’action (!) en 1986 avec des musiques d’époque et abuser du comique de répétition ne peut pas suffire.
Allez on tourne la page et on donne rendez-vous à tout ce petit monde à une prochaine occasion qui pourrait être par exemple Presque marié ?

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