La scène est particulièrement intelligemment construite : très légèrement surélevée par rapport aux rangs d’orchestre puis une nouvelle fois surélevée de l’équivalent d’une marche deux ou trois mètres plus loin, ce qui permet d’avoir tout le monde « à hauteur d’homme » (contrairement au positionnement de l’Orchestre de Montpellier il y a quelques jours lors de la superbe soirée d’ouverture – lire par ici pour les retardataires). C’est d’ailleurs sur cette deuxième partie que sont positionnés les 4 musiciens (batterie, percussions électroniques, basse et clavier) et qu’évoluent le plus souvent Jeanne ADDED et ses deux choristes. En fond de scène, une passerelle avec, pour y accéder, un escalier à chaque extrémité et un autre au centre. Au fond, un grand fond blanc surplombé par une rampe de 200 spots environ couvrant toute sa largeur.
A peine le titre d’ouverture terminé et consciente de la particularité de se produire dans un endroit inhabituel comme celui-ci avec des places assises et numérotées, la rémoise casse les codes et invite l’auditoire à se lever, voire à s’avancer jusqu’à la scène. Efficacité redoutable : tout le monde s’exécute du parterre au paradis (ou poulailler) et il n’en faut pas plus pour lancer le concert dans les meilleures conditions !

Les titres s’enchaînent ensuite très efficacement, la grande majorité en anglais comme toujours mais pas seulement et avec un appui très marqué des choristes Laëtitia NDIAYE et Nael KACED. La mise en lumière est superbe mais très particulière : essentiellement monochrome, la plupart du temps noir et blanc, parfois stroboscopique, essentiellement monochrome grâce au fond de scène prenant la couleur des sports (bleu puis rouge puis jaune puis vert), quasiment toujours par-dessus ou par derrière les artistes, créant ainsi des sensations de contre-jour. Parti pris très marqué mais très cohérent.
On danse aussi sur certains titres, l’ensemble de ce concert à la fois pop et musique électronique n’étant pas sans avoir des airs de Christine and the Queen. Tout juste pourra-t-on regretter un léger abus de réverb mais le spectacle est beau et efficace.
Proche de son public qu’elle invite d’ailleurs à danser avec elle sur la scène pendant quelques minutes sur un titre, Jeanne ADDED prend visiblement beaucoup de plaisir à évoluer dans ce superbe écrin qu’est l’Opéra-Comédie. Nous aussi, merci les Internationales de la Guitare !













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