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Fort-en-Musique, jour 3 : Le tango est bien vivant !

Le tango, c’est bien entendu Astor PIAZZOLLA… mais pas que ! Passé près de la disparition dans les années 2000, cette musique argentine connaît un renouveau foisonnant grâce à de nombreux compositeurs et/ou arrangeurs de multiples origines – y compris balkane comme le morceau proposé en bis – ayant choisi de le relancer.
C’est ce créneau du renouveau qu’a choisi d’embrasser le Cuarteto Lunares de Carmela DELGADO en ne travaillant qu’avec des compositeurs et/ou arrangeurs contemporains.

Formation assez inédite avec bandonéon (Carmela DELGADO), violon – et quel violon magistral (Aurélie GALLOIS, par ailleurs arrangeur de leur premier album), contrebasse (Lucas EUBEL-FRONTINI) et violoncelle (Gersende PERINI), le quatuor respecte scrupuleusement les codes tout en les bousculant, en les modernisant et en les revisitant.

De gauche à droite : Aurélie GALLOIS, Carmela DELGADO), Lucas EUBEL-FRONTINI et Gersende PERINI

Le long et beau programme proposé ce dimanche dans la moiteur de l’église de Rougemont-le-Château comprenant une création mondiale de Tomas GUBITSCH et ponctué de quelques informations toujours utiles de Carmela DELGADO (on est là plutôt sur du tango non-dansant que sur du dansant, par exemple) permis d’illustrer et de mettre en valeur les explications données la veille (oui le bandonéon est un instrument qui fait travailler… les adducteurs et qui peut donner des crampes… aux mollets) lors de la rencontre organisée à Auxelles-Haut et de matérialiser avec talent le choix quasi-militant de la formation.
Le public est reparti tout simplement conquis !

Quelques photos de la rencontre d’hier et du concert d’aujourd’hui

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