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Bach version Jazz : Paul Lay enchante Mimet

Bien que la scène de Château-Bas à Mimet soit placée dans la cour et donc entourée de bâtisses, elle était ce samedi balayée par un grand vent glacé. Cela n’a pourtant pas empêché Paul LAY et son trio de livrer, dans le cadre de la partie « jazz » du Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron, un superbe concert autour de BACH. BACH ? Oui BACH, Jean-Sébastien BACH, celui de la Passion selon Saint-Matthieu ou des concertos brandbourgeois.

Un programme crée à la Folle Journée de Nantes il y a quelques années et intitulé Bach’s Groove, référence au Bag’s Groove de DAVIS. Prélude n°21 en si bémol majeur BWV866 en ouverture (et quelle ouverture !), Prélude n°16 en sol mineur BWV861, le clavier bien tempéré (Prélude n°1 BWV 846), le célébrissime Jésus que ma joie demeure et même la Bach Suite d’Oscar PETERSON : autant de revisites de BACH dans lesquelles Paul LAY enchante les spectateurs tout autant que ses partenaires de jeu qui prennent visiblement autant de plaisir à improviser avec lui que nous à les écouter.

Il faut dire que l’homme, qui rythme ses morceaux de son talon et qui tel un Keith JARRETT laisse parfois échapper quelques râles, est spectaculaire et visiblement joueur. Ainsi parfois, après avoir distribué quelques notes, regarde-t’il Matyas SZANDAÏ (à la contrebasse) et Donald KONTOMANOU (à la batterie) d’un air de dire « alors les gars, que répondez-vous à ça ? » Tous placés très proche les uns des autres ne se quittent que très rarement du regard…

Tout cela est brillant (Paul LAY), talentueux (Matyas SZANDAÏ), original, subtil (Donald KANTOMANOU). Seule l’entracte non annoncée sur le programme et positionnée après 45′ de jeu (quelle drôle d’idée) viendra rompre un court instant la magie d’un concert qui restera dans les mémoires.

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