Je ne peux pas m’empêcher ce soir de publier quelques lignes sur « Plus belle la vie » qui vient de tirer sa révérence après 4.665 épisodes et plus de 18 ans de présence sur le petit écran.
Tout d’abord parce qu’après avoir raillé et manqué les premières saisons je suis tombé dedans pour ne plus jamais en sortir depuis une bonne quinzaine d’année. Et puis curieusement – je viens de réaliser cela très récemment – mon site de basket féminin en est lui à sa 18ème saison et j’ai écrit quelques 4.395 posts. Quand on fréquente quelqu’un ou quelque chose au quotidien pendant si longtemps, forcément, cela créé des liens.

Ensuite parce que cette série n’est pas n’importe quelle série pour ce qu’elle a apporté, pour tous les sujets qu’elle a abordé et qui on mené au débat dans beaucoup d’endroits ou de famille.
Alors OK, parfois certaines arches (il y avait toujours 3 arches : l’arche A avec l’histoire principale, la B avec l’histoire secondaire et la C avec l’histoire plus légère, voire comique) ont pu être un peu tirées par les cheveux mais qui pourrait s’enorgueillir de ne connaître aucun coup de mou sur 18 ans de quotidienne ? D’ailleurs, ai-je moi-même toujours écrit des choses géniales dans mes quotidiennes à moi ? Mais là n’était pas l’essentiel car ce serait passer par pertes et profits quelques très bons acteurs ou de très jolis personnages. Mais PBLV, c’était aussi une série ancrée dans la vraie vie avec trois grandes forces : coller à l’actualité, se dérouler en « temps réel » (Noël était fêté le jour de Noël, les jeunes étaient en vacances pendant les vacances scolaires, etc…) et donner du temps aux intrigues. C’est principalement ces trois qualités que la série a perdu depuis le rachat de Newen par TF1 en 2015 et c’est sans doute cela qui a conduit à sa suppression par les têtes bien pensantes de France Télévision.
Il n’y avait qu’à lire ce soir le fil Twitter du #PBLV pour voir tous les témoignages émouvants d’enfants devenus grands ayant suivi la série avec leurs parents ou leurs grands-parents ou de personnes seules pour lesquelles c’était le rayon de soleil de la journée pour comprendre le rôle social (en plus du rôle sociétal évoqué plus haut) de cette série historique.
Alors oui, « Plus belle la vie » était la série que beaucoup de monde regardait sans trop s’en vanter, la série dont qu’il était de bon ton de moquer, le petit plaisir coupable que l’on ne criait pas sur tous les toits mais que l’on s’autorisait. Loin des horreurs des informations, des discours creux des politiques et de toutes les horreurs que le monde nous propose, c’était une sorte de point de ralliement familial, en quelque sorte la série-doudou qui fait du bien.
Pour tout cela, merci « Plus belle la vie »


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